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ÊTRE GALERISTE SANS GALERIE : GALERIE NOMADE

LE TÉMOIGNAGE D'ALEXANDRA DE VIVEIROS

À l’image du travailleur free-lance qui abonde dans les cafés et les espaces de coworking, dont les outils de travail se résument souvent à un ordinateur et une connexion internet, la galerie nomade offre des modalités d’expositions et de ventes nouvelles.

Quoique : c’est dans la tradition du nomadisme artistique russe du xixe siècle que s’inscrit Alexandra de Viveiros, jeune galeriste nomade au parcours atypique. rencontre.

Extrait

« nous vivons dans un monde qui bouge en permanence,
qui se déplace, et nous sommes plus que jamais dans une période de nomadisme. »

« J’ai un parcours un peu singulier puisque je suis ingénieure en aéronautique de formation. J’ai travaillé dans les hautes technologies de la santé presque toute ma carrière. J’ai quitté la russie il y a treize ans pour m’établir en France.»

« J’ai commencé en 2012 ... Je vendais des œuvres d’artistes russes à l’époque. Depuis le début de mon activité, j’ai fait douze expositions. Elle a réellement démarré il y a deux ans, avec des expositions plus professionnelles, autour d’artistes que j’avais prospectés, ou parfois avec l’aide de commissaires d’exposition, notamment sacha Pevak. Cette année, j’en suis à ma troisième exposition. »

Pourquoi avoir choisi ce format nomade ?

« Je suis très active et j’aime me déplacer. et il faut dire que ce format existe depuis le XIXe siècle. Je m’inscris dans une tradition d’artistes russes ambulants qui transportaient leurs expositions à travers la Russie, afin de montrer leur travail aux populations. Ce choix qui consistait à aller vers les gens plutôt que d’attendre plus ou moins passivement dans un lieu fixe me plaît beaucoup. »

Lorsqu’on est une galerie nomade, est-il facile de fédérer une communauté de visiteurs ou de collectionneurs ?

« Evidemment, c’est beaucoup plus compliqué que pour une galerie fixe. Les lieux où j’expose ne sont pas forcément des lieux de passage, ou ne sont pas identifiés comme des lieux d’exposition. Dans ce cas, il faut travailler l’identité et elle doit être suffisamment forte pour que les gens suivent. »

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