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"IL Y A PLUS DE DÉBOUCHÉS QU'ON NE CROIT POUR LES ARTISTES"

Stéphane Corréard, fondateur de la foire Galeristes, ex-directeur du Salon de Montrouge

Stéphane Corréard ouvre le bal des Grands Entretiens. Rencontre avec l’hyperactif
acteur de la scène artistique française, au franc-parler singulier.

 

"(...) Il y a plus de débouchés qu’on ne croit pour les artistes. Il y a de la place pour tout le monde. J’ai fait Galeristes à cause de ce même sentiment d’injustice. De la même manière, ça me révoltait de voir des artistes qui ne parvenaient pas à s’insérer dans le milieu parce qu’ils n’avaient pas les codes, n’avaient pas fait les bonnes écoles, les bonnes connexions, le bon CV…

J’étais révolté de voir que des galeries que j’estime se retrouvaient de plus en plus délaissées par des grosses manifestations, les grandes foires et les honneurs au sens large. Quand le Tripostal à Lille accueille une galerie pour l’honorer, c’est Perrotin. Je n’ai rien contre Perrotin, mais pour moi c’est une galerie industrielle. J’aimerais qu’on puisse donner le Tripostal à Suzanne Tarasiève, à Gabrielle Maubrie…
Aujourd’hui, il y a une confusion totale entre la puissance financière et la valeur artistique. À Galeristes, les noms des galeries n’étaient pas très visibles. On a réussi à casser quelques barrières.

Je suis le premier à vitupérer contre le marché et ses dérives. Il y a tout un pan du marché qui me fait vomir, mais quand on connaît ces galeristes, ce sont des gens admirables dont c’est le sacerdoce, qui s’y consacrent 365 jours par an, dévoués à leurs artistes et aux visiteurs"

Extrait de l'entretien du n° de mars 2018

crédit photo Fabrice Gousset

 

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