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J'AI MONTÉ MON EXPOSITION INTERNATIONALE D'ÉTUDIANTS EN ÉCOLES D'ART

Suite de notre série commencée cet été, consacrée à celles et ceux qui créent leur propre rendez-vous artistique en marge des lieux consacrés, nous nous arrêtons ce mois-ci sur le cas d’Artagon, dont l’édition 2018 se tient jusqu’au11 novembre aux Magasins généraux à Pantin. Initié il y a seulement quatre ans, ce concept d’exposition réunissant les œuvres d’étudiants en écoles d’art, françaises et internationales, en impose déjà. À la fois par le jury d’experts internationaux qu’il réunit, mais aussi par les opportunités qu’il ouvre à de jeunes artistes. Ou comment Artagon a créé un modèle du genre.

Extrait de l'article de Novembre 2018

Une école d'art agit comme un cocon, propice aux premières années de création, mais à la fin des études, les étudiants veulent s’ouvrir, échanger et voir ce qu’il se passe ailleurs. Mais aussi trouver des opportunités d’exposition. Notre objectif était de trouver les moyens d’aider des étudiants en art dans la fin de la période des études et le tout début de la vie active. L’idée d’Artagon était donc de faire rencontrer étudiants et professionnels qui seraient susceptibles de leur offrir des résidences, des expositions ou d’acquérir leurs premières œuvres. Mais aussi de faire un lien entre des étudiants d’horizons géographiques différents », résument les jeunes commissaires & fondateurs d'Artagon, Anna Labouze et Keimis Henni.

« L’originalité d’Artagon est de sélectionner les futurs exposants non pas sur dossier, mais directement dans les écoles. »

Comment générer les rencontres entre étudiants et professionnels ? En constituant un jury de premier choix qui sélectionnerait les étudiants exposés.

« Nous nous sommes rendu compte que la professionnalisation était un gros enjeu pour les étudiants, qu’ils n’avaient pas tous les notions d’évaluation de la valeur d’assurance, de prix d’une œuvre, de droits des artistes, etc. Pour la première fois cette année, nous allons donc mettre en place des master class autour de ces questions : comment préparer l’entrée des artistes dans le monde de l’art ; à qui incombe la responsabilité de le faire ; la question de l’artiste entrepreneur, etc. », commentent Anna Labouze et Keimis Henni.

Vue de l’exposition « ARTAGON.III », sept. 2017, Les Petites Serres, Paris – Commissaires : Keimis Henni & Anna Labouze

photo : Marie Genin – Courtesy the artists and Artagon, Paris

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