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QUELS SONT LES BONS COMPORTEMENTS À ADOPTER QUAND ON S'INSCRIT DANS UNE DÉMARCHER DE PROMOTION ARTISTIQUE ?

Par Laurence Bourgeois, spécialiste en développement personnel et efficacité professionnelle, et auteure de Vivre de son art - Les clés de la réussite pour concilier passion et business (Éditions Eyrolles).

Quelles sont donc les bonnes attitudes à privilégier pour mettre toutes les chances de son côté de promouvoir son travail ?

Pour un artiste désireux de promouvoir ses œuvres, aussi surprenant que cela puisse paraître, le comportement est tout aussi important que la pratique artistique ! En effet, la clé du succès repose sur un triptyque gagnant : savoirs, savoir-faire et savoir-être. Si l’un de ces trois piliers fait défaut, les ventes risquent de peiner à décoller. Et bien souvent, c’est sur le dernier que le bât blesse.

Dans ce premier article dédié au savoir-être, je vous propose d’évoquer la posture de gagnant ainsi que la capacité de remise en question. Loin d’être antinomiques, ces deux compétences sont très complémentaires.

« Garder une confiance et une estime de soi indéfectibles. »

Adopter une position de gagnant, c’est assumer ses responsabilités. Lorsque les ventes ne sont pas au rendez-vous, par exemple, c’est ne pas rejeter la faute sur l’environnement (« c’est la crise », « le mauvais temps n’a pas aidé », « nous sommes trop nombreux sur le marché pour pouvoir nous démarquer et réussir », etc.) ou sur les autres (« son stand était mieux mis en évidence que le mien », « il a un meilleur réseau que moi », « les autres ont tous fait les Beaux-Arts », etc.). Gardez en tête que le succès de l’un ne dépend pas de l’échec de l’autre. Ainsi, par exemple, plutôt que d’envier celles et ceux à qui le succès semble sourire, voyez le verre à moitié plein : si les autres réussissent, c’est certainement que l’environnement est porteur, ce qui est très positif. Se comporter en gagnant, c’est également garder une confiance et une estime de soi indéfectibles, même en cas de déception ou de déboires. Trop souvent, très modestes, les artistes se dévalorisent. Mesurez donc tous vos petits succès ! Chaque exposition, chaque rencontre avec un pair, chaque contact avec un influenceur représente un petit pas qui peut vous mener plus loin. Apprenez aussi de vos échecs. Qu’avez-vous mis en œuvre qui a bien fonctionné, et que vous pourrez reproduire ? A contrario, qu’aimeriez-vous ne pas recommencer ?

Nous touchons là du doigt la seconde compétence qui est la remise en question. Le célèbre publicitaire Paul Arden nous disait : « On a tort d’avoir raison, car ceux qui ont raison sont des gens englués dans le passé, des gens ternes et suffisants, à l’esprit rigide. Il n’y a rien à en tirer*. » Pourtant, nombreux sont les artistes débutants (comme les plus expérimentés d’ailleurs) qui hésitent à se remettre en question, pensant à tort qu’ils sont toujours sur la bonne voie. Ils enchaînent avec acharnement les manifestations, harcèlent des diffuseurs d’art pas toujours bien ciblés, refusant d’accepter les critiques ou les conseils de leur entourage. Et si, finalement, votre politique de prix n’était pas adaptée à votre clientèle ? Si votre positionnement était bancal ? Acceptez de changer les paradigmes ! Écoutez ! Soyez capable de changer votre fusil d’épaule. Prenez toutes les remarques, tous les conseils, les idées, et faites le tri. Reconnaissez vos erreurs, corrigez-les et tirez-en les leçons qui s’imposent. Ne pas le faire reviendrait à comme re une nouvelle erreur...

* Arden, P., Vous pouvez être ce que vous voulez être, Éditions Phaidon, 2004, p. 55.

En savoir plus : Vivre de son art - Les clés de la réussite pour concilier passion et business (Éditions Eyrolles)

isbn : 978-2212561296

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